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La Première Guerre mondiale
En 1914, les Roumains choisissent la neutralité. Mais à la mort du roi Charles Ier, son successeur, Ferdinand Ier se joint aux Alliés, qui, en cas de victoire, lui promettent la Transylvanie. Le 27 août 1916, les troupes roumaines pénètrent en Transylvanie et prennent Brasov. La puissante contre-offensive des Empires centraux défait l’armée roumaine, qui perd le contrôle de Bucarest jusqu’à la fin de la guerre.
À la suite de la victoire des Alliés, en 1918, la Bucovine, la Transylvanie et la Bessarabie sont rattachées à la « Grande Roumanie » qui passe d’un peu plus de sept millions d’habitants à dix-huit millions. Le contentieux sur les frontières avec la Hongrie s’aggrave avec la brève occupation de Budapest par les Roumains le 6 août 1919. Le traité de Trianon (juin 1920) donnera définitivement la Transylvanie, la moitié du Banat et une large bande de territoire prélevée sur la Hongrie elle-même aux Roumains.
En guerre contre l’URSS
En 1940, suite à des accords secrets annexés au pacte germano-soviétique, l’URSS occupe la Bessarabie et la Bucovine du Nord.
Pendant la campagne de Russie, c'est aux côtés des Allemands, contre l'URSS, que les armées roumaines se battent en Ukraine et jusqu’à Stalingrad. En août 1944, alors que la défaite de l’Axe approche, les soldats russes entrent en Roumanie.
L’armistice signé en septembre 1944 donne en pratique tous pouvoirs aux autorités soviétiques. En novembre 1946, des élections, souhaitées par l’Angleterre et les États-Unis d'Amérique, donnent dans un climat d’intimidation général 71% des voix aux communistes. Le 30 décembre 1947, le roi Michel se voit contraint d’abdiquer.
La république populaire de Roumanie
La république populaire est proclamée le jour même. Sous l’égide du chef du parti communiste, Gheorghiu-Dej, les années cinquante sont celles de la collectivisation à outrance et de l’industrialisation à marche forcée. En 1955, la Roumanie adhère au pacte de Varsovie, et en 1958, sûres de leur allié, les troupes russes qui se retirent du pays.
Nicolae Ceaucescu prend la tête du PC en 1965, en remplacement de Gheorghiu-Dej, décédé. Le remboursement total de la dette, notamment, rend le pays complètement exsangue. La politique, dite « de systématisation » qui consiste à uniformiser le territoire et créer l’« homme socialiste nouveau » achève de révolter l’ensemble de la population.
Le soulèvement éclate en décembre 1989 à Timisoara. Les manifestants s’opposent à la mutation arbitraire d’un pasteur protestant d’origine magyare. Le 17 décembre, la police tire sur la foule, le 21, Ceaucescu est conspué lors d’un discours à l’occasion d’un meeting à Bucarest. Le 22, il décrète l’état de siège, mais l’armée refuse de le défendre et fraternise avec la population. Prenant la fuite, il est arrêté peu après avec son épouse et fusillé le 25 décembre après un procès sommaire.
Ensuite, le changement de régime : le président Iliescu et ensuite l'ancien maire de Bucarest, Traian Basescu.
L'intégration dans l'OTAN et bientôt dans l'UE.
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